dimanche 14 septembre 2008

Qui est Mustapha BENFODIL?

Mustapha Benfodil est né en 1968 à Relizane, dans l’ouest de l’Algérie. Il a entamé des études de mathématiques avant de se consacrer au journalisme. Il s'intéresse très tôt à la littérature. Il débute par la poésie (en 1993, il est primé pour son poème A la santé de la République, écrit en hommage à Tahar Djaout) et passe très vite à l'écriture de romans et nouvelles. Il a ainsi publié tour à tour "Zarta" (Barzakh, 2000), Les Bavardages du Seul (Barzakh, 2003, Prix du meilleur roman lors du festival du roman à Alger, mai 2004) et Archéologie du Chaos [amoureux] (Barzakh 2007). Dans le domaine du théâtre, il écrit plusieurs textes pour la compagnie Gare-au-Théâtre à Vitry-Sur-Seine, que dirige Mustapha Aouar. En mars 2004, la nouvelle "Paris - Alger, classe enfer" fait l’objet d’une mise en lecture par l'humoriste Fellag à la Maison de la Culture de Bobigny puis par Marcel Bozonnet au festival des Francophonies en Limousin de Limoges (septembre 2007). En mars 2005, il participe avec cinq autres auteurs à une résidence dramatique à Anvers, en Belgique, organisée par l’association d’auteurs Écritures Vagabondes. Il en est revenu avec une pièce : Clandestinopolis, qui a été éditée par l'Avant-scène Théâtre (Paris, 2008) et a fait l'objet de nombreuses mises en lecture. Elle est en voie de création à Paris par la compagnie 109. Sa dernière pièce s'intitule "Les Borgnes". Présentement, M.Benfodil travaille sur un recueil de nouvelles intitulé "La Solitude du Pantalon". Comme reporter, Mustapha Benfodil s’est rendu deux fois en Irak en pleine guerre, expérience qu’il relate dans un récit poignant : Les Six Derniers Jours de Baghdad – Journal d’un voyage de guerre.
Mustapha Benfodil vit et travaille à Alger.

romans

- Zarta !, (Le Déserteur) roman, éd. Barzakh, Alger, 2000.
- Les bavardages du Seul, roman, éd. Barzakh, Alger, 2003, prix du meilleur roman algérien au 1er festival du roman, Alger 2004.
- Archéologie du chaos (amoureux), roman, Editions Barzakh, 2007.

théâtre

- Zizi dans le métro (Premier Bocal algérois, 2001). Mise en scène par Marie-Isabelle Heck, avec la compagnie Gare-au-théâtre, Vitry-sur-Seine, 2001.
- Ça va merder à l'Elysée (Bocal à trois, Paris-Alger-Tunis), Gare-au-théâtre, 2002. Pièce jouée à l'Institut national d'Art dramatique (INAD) de Bordj-el-Kiffane Alger), mise en scène par Ahmed Khoudi.
- France 0 - Uruguay 0 (Bocal varois), Gare-au-théâtre, 2002. Pièce présentée au Revest (Toulon) en juin 2002, mise en scène par Jérôme Pisani.
- Papa, c’est quoi un faux barrage ?, Le Tigre, H , trois pièces écrites suite à une commande de la compagnie Gare-au-Théâtre pour le festival des petites Comédies de L’Oh ! du Val-de-Marne, 2004. Papa, c’est quoi un faux barrage ? a été mise en scène par Mustapha Aouar, et présentée au festival de L'Ho en mai 2004.
- Clandestinopolis, éditions L'Avant Scène Théâtre, collection "Quatre Vents-Contemporain", janvier 2008. Extrait publié dans le n° 162 de la revue Notre Librairie (juin-août 2006). Mise en lecture de Christophe Lidon au Théâtre du Rond-Point à Paris lors des journées Beaumarchais (juin 2006) et lecture par Denis Lavant au festival d’Avignon « off » dans le cadre de la manifestation "Un Texte" de la SACD (juillet 2006). Mise en espace par Jean-Claude Berutti au CDN de Saint-Etienne (janvier 2007) ; mise en lecture par Bernard Garnier au Festival "Regards croisés" de Grenoble (juin 2007) ; mise en scène par Eric Lehambre au Festival La Mousson d'été (août 2007).
- Eau Péa, pièce écrite pour la deuxième édition des Petites Comédies de L'Ho, 2006, mise en scène par Mustapha Aouar.
- L'Homme qui voulait changer le monde à huit heures moins le quart, lecture théâtrale au Panta Théâtre de Caen pour l'événément "La Terre aux oliviers", mars 2005.

nouvelles

- Paris-Alger, classe enfer, nouvelle parue dans "Les Belles étrangères / 13 écrivains algériens", ouvrage collectif, L'Aube-Barzakh, Paris, 2003. Texte écrit suite à la 35e édition des "Belles étrangères" consacrées à l'Algérie, à l'invitation du Centre national du Livre de Paris. Tournée littéraire à Paris, Nantes, La Rochelle, Le Havre. Lecture par Fellag à la Maison de la Culture de Bobigny (MC 93), mars 2004. Lecture par Marcel Bozonnet, aux 24es Francophonies en Limousin, septembre 2007.
- L'Homme qui voulait changer le monde à huit heures moins le quart, nouvelle parue dans le numéro 18 de la revue "La Pensée du midi", mai 2006.
- Le Visiteur, publié dans le numéro de la revue "9 de cœur" (ex Dada), consacré à Alger.
- La Solitude du Pantalon, un recueil de nouvelles en préparation.

autres

- Les six derniers jours de Bagdad. Journal d'un voyage de guerre, carnet de voyage en Irak lors de la deuxième guerre du Golfe. Editions SAEC Liberté - Casbah éditions, 2003.
- Alger Noormal, ouvrage de Aziz Smati et Mohamed-Ali Allalou, coordonnée par Mustapha Benfodil pour le compte des éditions Françoise Truffaut (Paris), collection "Villes Portuaires", septembre 2005.
- "Dilem Président. Biographie d'un émeutier", sur la vie du caricaturiste algérien Ali Dilem.

poésie

- Coktail Kafkaïne. Petite Anthologie Personnelle : 1992-2006, inédit, 2006.
- Je me suis roulé un juillet levantin, juillet 2006.
- A la santé de la République, inédit, 1993, prix spécial du jury aux Poésiades de la ville de Béjaïa, 1993.

2 commentaires:

Suhyla a dit…

Bonjour Mustapha,
Je ne te connaissais pas avant de t'avoir aperçu dans un docu passé récemment au CCA à Paris. Comme j'ai un parcours scientifique et que la littérature me titille depuis toujours, je t'admire d'autant plus d'avoir sauté tant et si bien le pas. Eh bien, j'espère avoir l'énergie de rejoindre cette belle famille de l'écriture.
Merci à toi (et à d'autres ..) de faire vivre la littérature algérienne !!

Djamila a dit…

Bonjour Mustapha,
J'avais assisté à la conférence que vous aviez donné toi et je dirais tes collègues, c'était au C.C.F et on avait échangé quelques mots.
Tu me paraissais très timide mais quand tu as commencé à parler avec un air d'enfant qui se préparait à faire une grosse blague aux moralistes.
En tout les cas j'ai bien ri et les jeunes qui étaient présent aussi.
Bravo et continu.